Jazz Brak
Belgique

JAZZ BRAK

À chaque fois qu’une nouvelle contravention arrive par la poste, ma copine réagit toujours de la même manière : « Tu as encore écouté “Autofocus” de JAZZ BRAK en conduisant ? ».  Que voulez-vous, le morceau d’ouverture « Draak op de backpiece » n’a même pas tourné vingt secondes que les radars nous ont déjà repérés. Trop d’énergie, trop de punch, trop génial. Vous connaissez Jazz Brak. Bien sûr que vous connaissez Jazz Brak. Vous l’avez déjà vu chez nous, à l’AB, au Pukkelpop. Chez Jazz Brak, les beats et les raps ressemblent davantage aux petits salauds de « The Birds » d’Hitchcock qu’aux mésanges de votre jardin. Un concert de Jazz Brak n’est donc pas une option pour un  bal du dimanche après-midi du club des seniors des Femmes ouvrières catholiques. Les mamies vomiraient le jazz sur-le-champ, on s’en doute.  Mais placez-le dans son habitat naturel, devant des fans de hip-hop aguerris, au milieu de la jeunesse, devant tous ceux qui ont encore assez de souplesse dans les muscles pour se déchaîner, et là, vous aurez la garantie de voir de la magie à la bruxelloise. Des bras qui virevoltent dans les airs, des mosh pits au rythme d’un hip-hop percutant, des cordes vocales qui, le lendemain, réclament deux litres de thé chaud. Jazz Brak va tester les fondations de notre Club pour détecter d’éventuels débuts de désagrégation du béton, et ce, le jeudi 6 août. Après, on cherchera bien un endroit où pratiquer une demi-heure de yoga, ça nous évitera sans doute une nouvelle amende pour excès de vitesse.