Lost Frequencies
Belgique

LOST FREQUENCIES

Nous aurions dû être plus malins, mais récemment, nous avons quand même regardé le journal télévisé pendant une demi-heure. Un découragement aussi pesant que du béton frit était notre lot, le genre de désespoir que seul peut soulager quelqu’un qui a de nombreux diplômes accrochés au mur et un fauteuil confortable dans son cabinet. « Alors docteur, ça a commencé avec la guerre en… » (le médecin sort son portable de sa poche intérieure et met « Are you with me » de LOST FREQUENCIES, le tube de 2014. L’atmosphère dans la pièce s’allège considérablement). « Ensuite, on a commencé à parler de la fonte des glaciers et… ».  Le médecin fait glisser son pouce sur son smartphone, puis soudain, « Reality » (2015) du même Lost Frequencies résonne dans la pièce. « Jolie chanson. Ah oui, et on a aussi mentionné la famine en… »  BANG ! Soudain, « Beautiful life » (2016) retentit. Le médecin et le patient marquent le rythme en tapotant leur cuisse et sifflent en chœur, dans une ambiance estivale. « Qu’as-tu vu d’autre qui t’a mis mal à l’aise après coup ? ».  « Eh bien, quelques déclarations hallucinantes du président de… ».  Le patient est soudainement interrompu par l’intro apaisante du tube « What is love » (2016) de, vous l’avez deviné, Lost Frequencies. À ce moment-là, le cabinet médical est sur le point de se transformer en boîte de nuit survoltée, si ce n’est que le patient et le médecin du bien-être conservent encore un peu de retenue. « Il y avait aussi un reportage sur la corruption dans le football et le dopage dans le cyclisme… ».  BAM !  « Crazy » résonne dans les haut-parleurs. Connaissez-vous quelqu’un qui traverse une période difficile et qui reste dans le creux de la vague alors que  « Crazy » de Lost Frequencies envahit son corps et son esprit ?  Au contraire, le patient saisit aussitôt son smartphone et réserve un voyage vers une île grecque isolée. Que l’été commence !  « Je devrais peut-être aussi mentionner qu’il y avait en outre  un reportage sur les psychologues et les psychiatres, dont les tarifs ne cessent d’augmenter, est-ce que c’est pareil chez vous… »  Le reste de la phrase se perd complètement dans un mix d’un quart d’heure, avec  des morceaux comme « Where are you now », « Questions », « Rise » et « Don’t leave me now ». Ce n’est pas un hasard si ce sont toutes des hits de Lost Frequencies !  « Bon, patient, votre demi-heure est écoulée. Avez-vous encore des questions ? » « Oui docteur, que me prescrivez-vous exactement pour chasser cette déprime de mon esprit ? ».  Le médecin sourit et répond qu’il a compilé pour le patient une playlist Spotify d’une heure et demie, qui ne contient que des morceaux de Lost Frequencies. Il imprime également un document à remettre au patient.  Un billet pour le concert de Lost Frequencies aux Lokerse Feesten, le dimanche 9 août. Tous les personnages de cette histoire vraie vivront sans doute encore longtemps et heureux.