TSAR B
Le B de TSAR B, comme nous venons de le découvrir, signifie « Bezige Bij » (l'abeille affairée). Je veux dire par là : demandez donc à Google quel parcours le Tsar de Gand a suivi ces dix dernières années. C'est sacrément plus de travail que Marc Van Ranst n'en a fourni pendant sa glorieuse année 2020. L'équipe des rédacteurs des annonces des Lokerse Feesten est d'ailleurs payée au mot, mais nous hésitons tout de même à énumérer ainsi tous les mérites et tous les genres dans lesquels Tsar B s'épanouit. La facture serait salée. Limitons-nous au néo-soul, à une poignée de rythmes techno et à un flot chaleureux de musique classique qui démontre ce que le B pourrait également signifier : celui de « Bijzonder mooi » (Particulièrement beau). La dernière fois que nous sommes allés à un concert de Tsar B, nous nous sommes lâchés sans vergogne sur la piste de danse, à tel point que nous n’osons plus regarder dans les yeux tous ceux que nous connaissons et qui étaient présents depuis des mois. Vous voyez ce que je veux dire ? Son dernier album s’intitule « The Writer » (2026). C’est le genre d’album qui vous donne envie de courir vers l’armoire où sont rangées les couvertures d’hiver, rien qu’en entendant le court morceau d’ouverture « Opening scene » qui vous donne déjà la chair de poule. Viennent ensuite dix titres qui mériteraient tous de figurer dans « Suds and soda » : en d’autres termes, ils sont si époustouflants que Tsar B peut les garder en réserve pour le rappel afin de propulser son public vers une euphorie totale avec quelques tubes percutants. Tsar B donnera sans aucun doute l'un des concerts les plus fréquentés de notre club, le mercredi 5 août. Il est donc vivement conseillé d'arriver à l'heure, car vous savez bien ce que le « B » signifie parfois : « Bon sang, je suis en retard ! »