EMMY D'ARC
Il y a quelques années, nous, les vieux briscards des Fêtes de Lokeren, étions en train de pêcher le sandre à l’ombre bienfaisante d’un saule pleureur. Comment aurions-nous pu deviner que les dieux de la musique avaient justement choisi ce jour-là pour descendre sur terre, afin d’offrir à quelques-uns le talent tant convoité de composer des chansons d’un autre monde ? Nous n’avons attrapé ni brochet ni sandre ce matin-là, mais pour la jeune Ineke Tiolants, ce fut bel et bien un jour qui a tout changé. Ineke est devenue Emmy, Tiolants est ensuite devenu d’Arc. EMMY D’ARC, donc. Le nom de famille fait référence à une statue française qui, il y a bien longtemps, aimait bien réduire en bouillie le visage d’un Anglais. Emmy, qui porte le même nom de famille, ne fera quant à elle que conquérir des cœurs, y compris, à terme, ceux des Anglais. À l’aide de l’IA, nous avons fait réaliser un graphique illustrant l’ascension fulgurante que connaît la carrière d’Emmy depuis quelques années. Un angle de 90 degrés, selon nous. Entre la diffusion radio prudente que l’EP « Reveal » (2021) lui garantissait encore et les critiques euphoriques qui ont été imprimées sur des tonnes de papier à la suite de l’album « Braving fears » (2025), on trouve de nombreux moments forts. Réchauffer le cœur des fans de Simply Red et de Birdy, considérer Pukkelpop et Rock Werchter comme des terrains conquis, charmer le web mondial avec de superbes vidéos pour des chansons miraculeuses comme « Angels » ou « What’s on your mind ? », des chansons qui ont l’impact d’une étreinte de bienvenue dans le hall d’arrivée d’un aéroport, après un voyage long et stressant. Et ce, alors qu’elle s’est taillé une place dans le casting de « Ik vraag het aan » (VRT), un coup de pouce si convoité que d’autres jeunes artistes seraient prêts à y laisser un poumon, la moitié de leur foie et un sens de leur choix. Oui, nous aussi, nous entendons d’où Emmy d’Arc de Tierenteyn tire son inspiration : de Sinéad O’Connor, de Springsteen et de Johnny Cash, et peut-être aussi d’Amy Macdonald, mais c’est surtout grâce à son talent naturel que cette artiste limbourgeoise de génie va conquérir le public de Lenny Kravitz le samedi 8 août.