Lézard
Belgique

LéZARD

L'Angleterre a eu/a encore Stiff Records, Creation, Factory et Rough Trade. Des labels de qualité qui, pendant des années, nous ont offert chaque semaine un nouveau poster à accrocher au mur, sans demander beaucoup plus que le prix de leurs disques. Il est temps de rendre la pareille et aujourd’hui, cinquante ans après la première sortie de Stiff, nous osons affirmer haut et fort que, avec Mayway Records, nous avons enfin construit notre propre maison de confiance. Nous, c'est-à-dire Tony Vandenbogaerde, car nous n'y sommes en réalité pour pas grand-chose. Après Meskerem Mees, Heisa, Meltheads, The Haunted Youth, Dressed Like Boys (!) et Ão (!), on pourrait penser que la source où Mayway puise son petit seau de nouveaux talents s’est presque tarie, mais c’est que vous n’avez pas encore entendu la dernière sensation : LÉZARD. Lézard, avec l’accent sur le E, est le genre de groupe que l’on va voir sans a priori, avant de s’écrier au bout de 3 minutes quelque chose en anglais du genre « Bloody hell », suivi de quarante-cinq minutes de folie et d’un mutisme intense. L'album « Que se passe-t-il » (2026) est tellement génial que nous avons immédiatement filé au magasin pour acheter quelques boîtes de cassettes Maxell, afin d'enregistrer le disque et de l'envoyer ensuite à Melody Maker, NME, Sounds, Rolling Stone ou Mojo. Jusqu'à ce que nous réalisions que notre magnétophone à cassettes avait rendu l'âme, quelque part en 1997. Quoi qu’il en soit, pour souligner encore une fois à quel point c’est exceptionnel : avec leur son, Lézard nous ramène au New York de 1982, où les Talking Heads, ESG, Liquid Liquid, The Contortions et la jeune Madonna montraient la voie. Croyez-nous, la dernière fois que nous avons écouté « Que se passe-t-il », nous avons demandé à Google le numéro de David Byrne, car il y a sûrement encore de la place pour une jeune première partie lorsqu’il repartira en tournée mondiale. Le mardi 4 août, c’est le jour où nous mettrons Mayway Records à l’honneur, avec ses trois groupes les plus en vogue du moment. Les deux tiers d’entre eux se produiront sur la scène principale, tandis que Lézard fera ce que personne ne leur a jamais fait : transformer notre Club, le temps d’une petite heure, en un CBGB’s au Durme.