Potochkine
France

POTOCHKINE

Tout ce qui nous fait fondre : les œufs de Pâques au chocolat au lait, les centres millimétrés de Kevin De Bruyne, le sourire de Penelope Cruz, les duos musicaux français et la Toscane sous le soleil. Vous avez six chances de deviner lequel de ces cinq éléments tiendra le rôle principal lors de cette édition des Lokerse Feesten. Spoiler : pour Pâques, le mois d’août arrive un peu trop tard, Kevin doit s’entraîner, la Toscane reste en Toscane et Penelope doit aller à son cours de Zumba le dimanche 2 août. Ceux que nous avons invités par téléphone et qui ont ensuite crié « Mon Dieu, bien sûr » sont Pauline Alcaïdé et Hugo Sempé, deux jeunes Parisiens qui parcourent le monde sous le nom de plume POTOCHKINE. Potochkine est l’un de ces groupes qui sortent encore leur musique sur cassette, un groupe qui, depuis 2016, a un pied ancré dans l’EBM et la darkwave des années 80, tandis que l’autre pied est planté dans des sonorités électro plus modernes. Ceux qui les ont déjà vus en concert vous diront volontiers que Pauline et Hugo ont plus d’un atout dans leur manche. Leurs beats et leurs sons de synthétiseur envoûtants agissent comme une sorte de pistolet paralysant qui vous oblige à vous lancer dans les pas de danse les plus fous. Sans oublier le ballet intime que la noirceur et les stroboscopes exécutent ensemble pour contribuer grandement à cette atmosphère quelque peu mystérieuse. Le charme séduisant de Pauline, qui nous fait oublier Pénélope pendant quelques quarts d’heure, en est un autre. Et la musique, bien sûr, car leur dernier opus, « Sang d’Encre » (2025), fait ce que leurs précédents albums faisaient déjà : occuper le flanc gauche des stars de l’électro telles que Miss Kittin & The Hacker ou Peaches, pour de là, inonder le monde de voyages musicaux de qualité et de morceaux sombres qui enflamment les pistes de danse.