WASTE
Récemment, nous nous sommes posé la question suivante : qu’en est-il de la vitalité du rock’n’roll bruyant, de ceux qui font voler les verres de lunettes en éclats, dans ce pays ? Après quelques contrôles ponctuels dans un magasin de disques près du Vooruit à Gand, nous en concluons que la situation est si bonne que, la semaine dernière, nous avons dû nous rendre quatre fois chez Optiek Sonck, sur la place du marché de Lokeren, pour acheter un nouveau verre de lunettes. Prenez par exemple WASTE, le dernier piranha en date dans l’aquarium rock national. Ce groupe avait déjà quelques lettres de noblesse à son actif : un single par-ci, un EP par-là, quelques performances lors de concours renommés (ils ont notamment remporté cette année le concours De Nieuwe Lichting de Studio Brussel). Mais leur premier album va faire tellement de vagues qu’il est d’ores et déjà interdit à l’Innovation, dans la Nieuwstraat à Bruxelles. Spotify annonce : dix chansons, trente-quatre minutes. Nous, aux Lokerse Feesten, on dit : dix chansons, trente-quatre minutes, cent trente-deux moments « FUCK YES » ! Waste fait du noise rock qui ferait une bande-son parfaite pour un énorme carambolage. L’équivalent musical d’un orque qui propulse un lion de mer dans les airs d’un coup de tête. Les critiques ne tarissent pas d’éloges sur les groupes étrangers bruyants (des Hives au génial Unsane), mais retenez surtout « Dog House », « Discotheque » ou « Mom ». Des tubes potentiels qui, d’ici quelques années, feront figure de références et motiveront les tout jeunes groupes de guitare à faire au moins aussi bien. Rejoignez-nous au Club le lundi 3 août. Apportez un étui à lunettes en béton armé, nous ne vous rembourserons pas vos verres.